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متابعات فلسفية

«La philosophie est l’art de former, d’inventer, de fabriquer  des concepts.»«La philosophie est l’art de former, d’inventer, de fabriquer  des concepts.»     maroc  

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صدور كتاب.   زهير الخويلدي

 

ترقبوا ظهور موقع الجمعية الفلسفية المغربية.

آخر إصداراتها "مدارات فلسفية" العدد 15-2007 وهي مجلة متميزة ومتخصصة في مجالات الفكر الفلسفي ويديرها الدكتور محمد سبيلا و هيئة تحريرها: سالم يفوت، أحمد العلمي، محمد وقيدي، محمد المصباحي، عبد الحي أزرقان، مصطفى العريصة، عبد الصمد تامورو، محمد قشيقش، محمد الأندلسي، عبد النبي مخوخ.

وتتضمن العناوين التالية:

·       الفلسفة وتحولات المجتمع المغربي

·       هيدجر بين البدء الأول والاخير

·       مشهد الفلسفة المعاصرة

·       وضع المنطق في فقه ابن رشد

·       الجماليات الاسلامية

·       سبينوزا ومسألة الوجود

·       السياسة والنبوة

·       سلطة الفلسفة

·       حقوق الانسان كموضوع فلسفي

·       البنية الدلالية للمفهوم

 

 

 

 

في إطار الأنشطة الثقافية  التي ينظّمها مسلك الفلسفة بكلية  الآداب والعلوم الإنسانية بمكناس، سيتم تنظيم خلال يومي 26و27 من شهر أكتوبر القادم 2007، ندوة تحت عنوان:

"الدين راهنا: السياق، المظاهر، الدلالة والأبعاد "

أنظر الأرضية النظرية والإشكالية للندوة E

 

 
 
 
 
 
 
 

صدر ضمن دفاتر فلسفية: - التفكير الفلسفي. - الطبيعة والثقافة. - المعرفة العلمية. -الحقيقة. - اللغة. -الحداثة. - حقوق الإنسان. - الإديولوجيا -العقل و العقلانية -العقلانية وانتقاداتها.

ترجمة واختيار، محمد سبيلا    عبد السلام بنعبد العالي

Le retour de la philo au lycée et à la fac)20 ans de solitude

Saïd Afoulous

Parmi les enseignants de philo il n’était pas rare dans un passé lointain et jusqu’à l’année dernière qu’on entende ceci :

« La philo est en état de siège »

On explique cette situation par la décision des pouvoirs publics à un certain moment, depuis les années 70 du siècle passé, de supprimer progressivement la philo non seulement de l’enseignement secondaire mais aussi supérieur pour le motif qu’elle était considérée comme un facteur de subversion.

Bien entendu il y a l’autre point de vue qui dit que l’enseignement de la philo était entré dans une phase d’instrumentalisation politique en s’aventurant loin de la prérogative initiale : l’enseignement.

Du coup la mise au pas est logique selon ce point de vue. Mais il se trouve qu’il s’agit là d’une logique qui n’a rien de logique. Plutôt une dérive, une bavure du système qui a perduré durant presque 20 ans et plus. « Un système utilitariste qui fait de l’apprentissage et des diplômes un moyen de vivre chacun pour soi, de se caser et non pas de réfléchir et de se tracer un idéal de vie meilleure, être un élément positif aussi bien pour la communauté que pour soi-même » confie un prof de philo.

Conséquence : un certain nombre de professeurs de philo ont été contraints de changer de matière d’enseignement soit l’arabe dans des collèges ou « l’éducation islamique », ou encore « les études islamiques » dans les Fac quand il s’agit de prof universitaires.

L’écrivain marocain de langue arabe Amin Khamlichi, dans son style de dérision décapant, donne à voir cette situation d’exil et d’aliénation loufoque du prof de philo dans une nouvelle qui décrit l’univers d’un personnage, prof de philo, subissant un drame très représentatif de la situation de beaucoup d’enseignants de philo au Maroc. Car comme nombre d’entre eux ce personnage au lieu d’enseigner la philosophie, se trouve contraint d’enseigner l’éducation islamique tarbiä islamiä avec un programme de thèmes obsolètes issu d’une culture sclérosée qui nuit beaucoup plus à cette matière et la fait haïr pour l’éternité.

Le drame d’aliénation et d’exil a été vécu pleinement par des enseignants qui avaient eu le malheur de choisir cette matière d’enseignement par amour et profonde conviction en optant pour une façon d’agir et d’être à rebours du système. Ils furent contraints d’enseigner d’autres matières. D’aucuns devaient regretter amèrement leur choix.

Voici ce que raconte une enseignante de philo T.J mère de famille contrainte d’enseigner la langue arabe après quelques années d’enseignement de la philo :

« J’avais choisi la philo par conviction »

parceque j’aimais cette matière et je pensais, par ce choix, faire de l’enseignement par passion et non pas, comme une obscure fonctionnaire, juste pour un salaire à la fin du mois. Il me fallait réfléchir tout le temps à ma situation de prof, déterminer ma responsabilité quotidienne, ma relation pédagogique et humaine avec mes élèves pour leur faire aimer la matière enseignée. Il me fallait faire de gros efforts pour m’habituer à ma nouvelle fonction. Maintenant cela fait 20 ans que j’enseigne la langue arabe et je ne peux plus changer aujourd’hui pour à nouveau enseigner la philo »

Pou rappel il faut dire que la suppression de la philo ne fut pas directe. Pour l’enseignement au lycée cela s’est exprimée par la diminution des heures d’enseignement qui sont passées de 8 à 4 heures par semaines. Aujourd’hui 4 heures de philo par semaine c’est la plus longue durée et elle concerne uniquement les classes terminales du BAC section lettres modernes. Les autres niveaux et sections c’est uniquement deux heures par semaine.

Pour des sections comme l’économie et techniques ils sont tout simplement dépourvus de l’enseignement de la philo. Or l’une des revendications de l’association marocaine des enseignants de philo c’est la généralisation de l’enseignement de cette matière pour toutes les sections de l’enseignement.

« Le programme est déjà trop chargé pour imposer une matière supplémentaire » déclare un haut fonctionnaire du MEN.

Ce dernier ne se base que sur une appréciation subjective car il n’y a jamais eu aucun sondage auprès des concernés, à savoir les élèves privés de cet enseignement pour pouvoir en juger et tirer les conséquences en tout objectivité.

Dans le même ordre d’idées de suppression et s’agissant de l’enseignement supérieur dans les universités et facultés nouvellement créées on prévoyait tous les départements sauf celui de la philo. Les Facultés nouvellement créées étaient de ce fait estropiées. « Pour la première fois la philosophie est programmée à l’Université Hassan II Faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M’sik et cela intervient dans un contexte de renaissance de la philosophie au Maroc » indique Taoufik Rochd professeur et responsable du nouveau Département de philosophie de la Faculté de Ben M’sik de Casablanca.

La création de ce département s’est effectuée sans publicité.

« Le bouche à oreille a joué et nous avons eu près de 400 demandes d’inscriptions à la rentrée 2004-2005. Nous en avons retenu 180 seulement » indique M. Rochd. Un appel à des enseignants exerçant dans des lycées a été fait pour combler le manque d’enseignants.

« Ce sont des enseignants compétents qui ont déjà soutenu leur de Doctorat mais nous attendons des postes budgétaires pour qu’ils puissent intégrer l’université ».

Pour le programme d’enseignement de la philo le quart est concentré sur la communication, l’esthétique, l’histoire de l’art, la documentation soit une pluridisciplinarité ouvrant la philo sur des champs divers.

Selon M. Rochd le retour de la philo s’inscrit donc dans un contexte de « renaissance », renaissance de cette discipline au Maroc grâce à des initiatives multiples notamment des revues comme « Dafatir Falssafia », « Madarat falssafia », « Fikroun wa naqd » sans parler des revues disparues « Beit El Hikma » de Mostafa Mesnaoui une très belle expérience ainsi que des traductions effectuées par Abdesslam Benabdelali, Salem Yaffout, Mohamed Sabila, des traductions très estimées et demandées dans le monde arabe et qui démontrent combien l’initiative privée à partir de moyens limité a permis de maintenir une résistance face au désert.

Reste à signaler que la philo a continué à être enseignée uniquement dans les facultés de lettres de Rabat, Fès et Marrakech. Cet enseignement toutefois se rapportait beaucoup plus à la sociologie que la philosophie proprement dite.